Odysseo — réviser, du CP à la Terminale

Le peuplement des milieux et la biodiversité

6ᵉ · Sciences et technologie · La planète Terre et l'environnement

La fiche de révision

Qu'est-ce qu'un milieu de vie ?

Un milieu de vie est un endroit où vivent des êtres vivants : une mare, une forêt, une prairie, le sol d'un jardin… Chaque milieu a ses conditions physiques : la température, la lumière et l'humidité (la quantité d'eau). Ces conditions ne sont pas les mêmes partout : sous une pierre il fait sombre et humide, en plein soleil il fait chaud et sec. Les êtres vivants qui peuplent un milieu sont ceux qui supportent ses conditions.

Le peuplement change avec les saisons

Un même milieu n'est pas peuplé pareil toute l'année : le peuplement change selon les saisons. Quand vient l'hiver, avec le froid et le manque de nourriture, les êtres vivants ont plusieurs solutions :

• La migration : certains animaux (comme les hirondelles ou les cigognes) partent vers des régions plus chaudes, puis reviennent au printemps.
• L'hibernation : d'autres (comme la marmotte ou le hérisson) ralentissent leur corps et dorment tout l'hiver, cachés dans un abri.
• Les formes de résistance : beaucoup de plantes passent l'hiver sous forme de graines ou de bulbes, et certains insectes sous forme d'œufs ou de larves à l'abri. Ces formes résistent au froid en attendant le retour des beaux jours.

La biodiversité d'un milieu

La biodiversité, c'est la variété des êtres vivants présents dans un milieu : le nombre d'espèces différentes et le nombre d'individus de chaque espèce. Pour la connaître, on fait un relevé : on part sur le terrain et on compte les espèces et les individus que l'on observe. Un milieu riche en biodiversité abrite beaucoup d'espèces différentes.

Les interactions entre êtres vivants

Dans un milieu, les êtres vivants sont en relation les uns avec les autres :

• La prédation : un animal (le prédateur) en mange un autre (sa proie), comme le renard qui mange le mulot.
• La compétition : deux êtres vivants ont besoin de la même chose (nourriture, lumière, place) et se la disputent.
• La coopération : deux êtres vivants s'entraident, comme l'abeille qui butine la fleur, se nourrit de son nectar et transporte son pollen.

L'influence de l'Homme et la protection des milieux

L'Homme modifie les milieux : il peut les dégrader (pollution, déforestation, bétonnage) et faire disparaître des espèces, mais il peut aussi les protéger. Pour préserver la biodiversité, on crée des réserves naturelles et des parcs, on installe des haies et des nichoirs, on limite les pesticides et on protège les milieux fragiles. Chacun peut agir, même dans son jardin.

La leçon

🌍 À quoi ça sert dans la vraie vie ?

Comprendre le peuplement des milieux, ce n'est pas seulement pour l'école : cela sert à protéger la nature autour de nous. Quand on sait qu'un jardin sans pesticides accueille plus d'insectes, plus d'oiseaux et plus de fleurs, on comprend pourquoi il vaut mieux laisser un coin d'herbes hautes et planter une haie. Les jardiniers installent des nichoirs pour les mésanges, des hôtels à insectes pour les abeilles sauvages, et des tas de bois où les hérissons peuvent hiberner.

Dans les forêts, les gardes protègent les milieux : ils surveillent, replantent des arbres, et créent des réserves où la nature est tranquille. Tout cela repose sur une idée simple : un milieu riche en espèces différentes est un milieu en bonne santé. En protégeant les milieux, on protège aussi ce qui nous nourrit, comme les abeilles qui pollinisent les fruits et les légumes que nous mangeons.

Un milieu et ses conditions de vie

Chaque milieu de vie possède ses propres conditions : la température, la lumière et l'humidité. Prenons un jardin. Sous une grosse pierre, il fait sombre, frais et humide : c'est le milieu parfait pour les cloportes, les vers de terre et les limaces, qui craignent le soleil et la sécheresse.

Juste à côté, sur un mur bien exposé, il fait chaud, très lumineux et sec : là vivent des lézards qui aiment se chauffer au soleil. Deux endroits tout proches, mais deux conditions différentes, donc deux peuplements différents. Retiens cette idée essentielle : les êtres vivants ne s'installent pas au hasard.

Ils peuplent les endroits dont les conditions leur conviennent. Pour comprendre qui vit où, il faut d'abord regarder la température, la lumière et l'humidité.

Passer l'hiver : migrer, hiberner, résister

Quand l'hiver arrive, le froid s'installe et la nourriture devient rare. Les êtres vivants ont trois grandes solutions pour tenir. Première solution, la migration : des oiseaux comme les hirondelles quittent la région et volent vers des pays plus chauds ; ils reviendront au printemps.

Deuxième solution, l'hibernation : la marmotte, le hérisson ou la chauve-souris se cachent dans un abri, ralentissent leur cœur et leur respiration, et dorment profondément tout l'hiver sans manger. Troisième solution, les formes de résistance : beaucoup de plantes disparaissent en surface mais restent vivantes sous forme de graines ou de bulbes dans le sol ; des insectes passent l'hiver sous forme d'œufs ou de larves bien cachés. Au retour des beaux jours, tout repart : les migrateurs reviennent, les hibernants se réveillent, et les graines germent.

Le peuplement du milieu change donc au fil des saisons.

Compter la biodiversité

Comment savoir si un milieu est riche en vie ? On fait un relevé : on va sur le terrain, on observe attentivement, et on compte. On note chaque espèce différente rencontrée, et le nombre d'individus de chacune.

Imagine un relevé dans une prairie : on trouve trois coccinelles, deux papillons, cinq abeilles et une sauterelle. Cela fait quatre espèces différentes, et onze individus en tout. La biodiversité, ce n'est pas seulement le nombre d'individus : c'est surtout le nombre d'espèces différentes.

Une prairie fleurie où l'on compte beaucoup d'espèces est plus riche qu'un champ où l'on ne voit qu'une seule sorte d'insecte. Faire des relevés permet de comparer les milieux et de surveiller si la biodiversité augmente ou diminue au fil des années.

L'Homme peut détruire ou protéger

L'Homme a une grande influence sur les milieux, dans les deux sens. Il peut les abîmer : quand on coupe une forêt, quand on bétonne une prairie ou quand on pollue une rivière, des espèces perdent leur habitat et peuvent disparaître. La biodiversité diminue.

Mais l'Homme peut aussi protéger. On crée des réserves naturelles et des parcs où la nature est laissée tranquille. On plante des haies qui abritent les oiseaux, on installe des nichoirs et des hôtels à insectes, on réduit les pesticides, on nettoie les milieux pollués.

Même à petite échelle, dans un jardin ou un balcon, chacun peut agir : laisser des fleurs sauvages, un point d'eau, un coin non tondu. Protéger les milieux, c'est protéger la biodiversité qui nous entoure et dont nous dépendons pour respirer, nous nourrir et vivre.

Les questions du chapitre

12 des 32 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.