6ᵉ · Histoire-Géographie · Géographie
La densité de population mesure le nombre d'habitants par kilomètre carré (hab/km²). Un espace de faible densité compte peu d'habitants sur un grand territoire : moins de 30 hab/km² environ. Ces espaces sont peu peuplés parce qu'ils sont souvent difficiles à habiter.
On y trouve de fortes contraintes : la haute montagne (froid, pentes), les déserts chauds comme le Sahara, les déserts froids comme la Sibérie, ou encore la forêt dense (Amazonie). Ces milieux rendent l'agriculture, les déplacements et la vie quotidienne plus compliqués.
Les habitants s'adaptent et mettent en valeur ces espaces. En montagne, on développe le tourisme (stations de ski, randonnée). Dans les déserts, on cultive grâce à l'irrigation autour des oasis ou on exploite le pétrole. Ailleurs, l'élevage et l'exploitation forestière font vivre les populations.
Ces territoires offrent des ressources (eau, bois, minerais, énergie) et de vastes paysages. Grâce aux techniques et aux transports modernes, les hommes parviennent à y vivre, même là où la nature est hostile.
Pourquoi étudier les espaces où il y a peu de monde ? Parce que ces territoires couvrent une immense partie de la planète : les déserts, les hautes montagnes comme les Alpes ou l'Himalaya, la forêt amazonienne. Comprendre comment on y habite, c'est comprendre que les hommes savent s'adapter aux milieux les plus difficiles.
Quand tu pars en vacances au ski à Chamonix ou que tu vois un reportage sur une oasis au Sahara, tu observes justement des espaces de faible densité. Cela t'apprend aussi que peu d'habitants ne veut pas dire un espace inutile : on y trouve de l'eau, du bois, du pétrole et de grands paysages.
Un espace de faible densité, c'est un territoire où l'on compte moins de 30 habitants par kilomètre carré. S'il y a peu de monde, c'est souvent parce que la nature y est hostile. Il existe quatre grands types de contraintes.
Le froid et les pentes de la haute montagne, comme dans les Alpes ou l'Himalaya. La chaleur et la sécheresse des déserts chauds, comme le Sahara. Le froid extrême des déserts froids, comme la Sibérie en Russie.
Et enfin la forêt dense et humide, comme l'Amazonie au Brésil. Dans tous ces milieux, se déplacer et cultiver la terre est très difficile.
Prenons l'exemple de la haute montagne. Autrefois, on y vivait surtout de l'élevage et des cultures en terrasses, une vie rude. Aujourd'hui, les habitants ont transformé la contrainte du froid en atout grâce au tourisme.
La neige attire les skieurs dans des stations comme Chamonix ou les Alpes suisses. On construit des remontées mécaniques, des hôtels, des routes. L'été, la randonnée fait vivre les villages.
Le tourisme apporte de l'argent et des emplois, mais il transforme aussi les paysages et peut fragiliser la nature. C'est un bel exemple d'adaptation de l'homme à un milieu difficile.
Dans un désert chaud comme le Sahara, la contrainte principale est le manque d'eau. Pourtant, des hommes y vivent depuis longtemps. Autour des points d'eau, appelés oasis, on cultive des palmiers-dattiers grâce à l'irrigation.
Certains peuples, comme les Touaregs, étaient nomades et se déplaçaient avec leurs troupeaux. Aujourd'hui, on exploite aussi les grandes richesses du sous-sol : le pétrole et le gaz, par exemple en Algérie ou dans les pays du Golfe. Grâce aux techniques modernes, comme le pompage de l'eau en profondeur, des villes entières se développent parfois en plein désert.
12 des 36 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.