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Le système immunitaire et les défenses

3ᵉ · SVT · Corps humain et santé

La fiche de révision

Micro-organismes, contamination et infection

Notre environnement grouille de micro-organismes (êtres vivants invisibles à l'œil nu) : bactéries, virus, champignons microscopiques. La plupart sont inoffensifs, certains sont utiles, mais quelques-uns sont pathogènes : ils provoquent des maladies. On distingue deux étapes : la contamination, c'est l'entrée du micro-organisme dans le corps (par une plaie, l'air, l'eau, les aliments, les relations sexuelles…) ; l'infection, c'est ensuite sa multiplication à l'intérieur de l'organisme.

Les barrières naturelles

Avant même toute réaction immunitaire, le corps possède des barrières naturelles qui empêchent l'entrée des microbes : la peau (une frontière étanche quand elle est intacte), les muqueuses (bouche, nez, intestin…) recouvertes de mucus, les larmes, la salive et l'acidité de l'estomac. Une plaie ouvre une brèche dans la peau et facilite la contamination : d'où l'importance de désinfecter.

La réaction immunitaire rapide : la phagocytose

Si un microbe franchit les barrières, une réaction se déclenche en quelques minutes ou heures. Sur le lieu de l'infection apparaît la réaction inflammatoire : rougeur, chaleur, gonflement et douleur. Des cellules de défense, les phagocytes (un type de globules blancs), accourent et pratiquent la phagocytose : le phagocyte englobe le microbe, l'enferme dans une poche à l'intérieur de lui, puis le digère. Cette défense est rapide et agit contre n'importe quel intrus.

La réaction immunitaire lente : lymphocytes et anticorps

Si la phagocytose ne suffit pas, une défense plus lente (quelques jours) mais plus efficace prend le relais. Elle repose sur d'autres globules blancs, les lymphocytes. Chaque lymphocyte reconnaît une seule cible étrangère, l'antigène. On distingue deux types :
• Les lymphocytes B fabriquent des anticorps : des protéines libérées dans le sang qui se fixent spécifiquement sur le microbe, le neutralisent et facilitent sa destruction.
• Les lymphocytes T détruisent directement les cellules infectées par un virus. Cette défense est spécifique : elle est adaptée précisément au microbe rencontré.

La mémoire immunitaire

Après une première rencontre, une partie des lymphocytes est conservée : ce sont les cellules mémoire. Lors d'un second contact avec le même microbe, la réponse est plus rapide, plus forte et plus durable : c'est la mémoire immunitaire. Elle explique qu'on n'attrape souvent qu'une seule fois certaines maladies.

Vaccination et antibiotiques

• La vaccination exploite la mémoire immunitaire : on introduit un antigène rendu inoffensif (microbe affaibli, inactivé, ou un simple fragment) pour que le corps fabrique des cellules mémoire sans tomber malade. Elle est préventive : elle protège avant même la rencontre avec le vrai microbe.
• Les antibiotiques sont des médicaments qui tuent les bactéries ou bloquent leur multiplication. Ils sont inefficaces contre les virus (un rhume ou une grippe ne se soignent pas aux antibiotiques). Un mauvais usage favorise l'apparition de bactéries résistantes : il faut les réserver aux vraies infections bactériennes et suivre la prescription du médecin.

La leçon

🌍 À quoi ça sert dans la vraie vie ?

Avant la théorie, voyons pourquoi ce chapitre est si important. Chaque jour, ton corps est en contact avec des milliards de microbes, et pourtant tu es le plus souvent en bonne santé : c'est ton système immunitaire qui te défend en permanence, sans que tu t'en aperçoives. Comprendre son fonctionnement, c'est comprendre les plus grandes avancées de la médecine.

Les vaccins ont fait reculer des maladies mortelles comme la variole, aujourd'hui totalement disparue, ou la poliomyélite : ils entraînent tes défenses avant même la rencontre avec le microbe. Les antibiotiques ont sauvé des millions de vies en combattant les infections bactériennes, mais mal utilisés, ils rendent les bactéries résistantes, un problème majeur de santé publique. Savoir comment on attrape une maladie et comment le corps se défend, c'est aussi apprendre les bons gestes : se laver les mains, désinfecter une plaie, se faire vacciner.

Ce chapitre, c'est la science de rester en bonne santé.

Micro-organismes, contamination et infection

Autour de toi, dans l'air, l'eau, sur ta peau, vivent des êtres vivants trop petits pour être vus : les micro-organismes. Il y a surtout les bactéries et les virus. La grande majorité sont inoffensifs, et beaucoup sont même utiles, comme les bactéries de ton intestin.

Mais quelques-uns sont pathogènes : ils rendent malade. Pour cela, deux étapes sont nécessaires. D'abord la contamination : le microbe entre dans le corps, par exemple par une plaie, en respirant, en avalant de l'eau souillée.

Ensuite l'infection : une fois à l'intérieur, le microbe se multiplie, parfois très vite. C'est cette multiplication qui déclenche les symptômes de la maladie. Comprendre ces deux étapes, c'est comprendre pourquoi se laver les mains ou désinfecter une plaie protège vraiment.

Les barrières naturelles et la phagocytose

Ton corps se défend d'abord sans rien faire de spécial, grâce à ses barrières naturelles. La peau, quand elle est intacte, est une frontière étanche que les microbes ne peuvent pas franchir. Les muqueuses du nez, de la bouche ou de l'intestin sont recouvertes de mucus qui piège les intrus.

Les larmes, la salive et l'acidité de l'estomac détruisent aussi beaucoup de microbes. Mais si une plaie ouvre une brèche dans la peau, le microbe peut entrer. Alors se déclenche la première réaction de défense : au niveau de la blessure apparaissent rougeur, chaleur, gonflement et douleur, c'est la réaction inflammatoire.

Des cellules de défense, les phagocytes, accourent. Un phagocyte englobe le microbe, l'enferme dans une poche à l'intérieur de lui, puis le digère : c'est la phagocytose. Cette défense est rapide et agit contre tous les microbes.

La réaction lente : lymphocytes et anticorps

Si la phagocytose ne suffit pas à venir à bout de l'infection, une défense plus lente mais plus efficace entre en jeu, au bout de quelques jours. Elle repose sur d'autres globules blancs : les lymphocytes. Chaque lymphocyte ne reconnaît qu'une seule cible précise, appelée antigène, qui est un élément du microbe.

Il existe deux types de lymphocytes. Les lymphocytes B fabriquent des anticorps : ce sont des protéines libérées dans le sang, qui se fixent sur le microbe comme une clé dans une serrure et le neutralisent. Les lymphocytes T, eux, détruisent directement les cellules du corps qui ont été infectées par un virus.

Cette défense est dite spécifique : elle est fabriquée sur mesure pour le microbe rencontré. C'est plus lent, mais bien plus puissant que la simple phagocytose.

Mémoire immunitaire, vaccins et antibiotiques

Voici le secret des vaccins. Après une première rencontre avec un microbe, tous les lymphocytes ne disparaissent pas : certains restent en réserve, ce sont les cellules mémoire. Si le même microbe revient, elles réagissent bien plus vite, plus fort et plus longtemps : c'est la mémoire immunitaire.

C'est pourquoi on n'attrape souvent qu'une seule fois certaines maladies. Le vaccin exploite ce principe : on introduit un microbe rendu inoffensif, affaibli ou juste un fragment. Le corps fabrique des cellules mémoire, sans tomber malade, et sera prêt le jour d'une vraie infection.

Attention à ne pas confondre avec les antibiotiques : ce sont des médicaments qui tuent les bactéries, mais ils sont totalement inefficaces contre les virus. Une grippe ou un rhume, causés par des virus, ne se soignent pas aux antibiotiques. Et il faut les utiliser correctement, car mal employés, ils rendent les bactéries résistantes.

Les questions du chapitre

12 des 32 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.