3ᵉ · Français · Grammaire et langue
Une phrase complexe contient plusieurs propositions (chacune organisée autour d'un verbe conjugué). La proposition subordonnée dépend d'un autre élément : elle ne peut pas exister seule. Elle est introduite par un mot subordonnant (pronom relatif, conjonction de subordination) et complète la principale. On distingue trois grandes familles.
Elle complète un nom (son antécédent) et est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel). Ex. : Le livre que je lis est passionnant. Sa fonction est complément de l'antécédent (épithète).
Elle complète un verbe et est le plus souvent introduite par la conjonction « que ». Ex. : Je pense que tu as raison. Sa fonction est en général COD du verbe de la principale. La complétive interrogative indirecte est introduite par si, ce que, pourquoi…
Elle complète toute la principale en précisant une circonstance : temps (quand, lorsque), cause (parce que, puisque), but (afin que, pour que), conséquence (si bien que), condition (si, à condition que), concession (bien que, quoique), comparaison (comme, ainsi que). Elle est souvent déplaçable ou supprimable.
Pourquoi apprendre à repérer les subordonnées ? Parce que ce sont elles qui te permettent d'écrire des phrases riches et nuancées, celles qu'on attend au brevet et au lycée. Sans subordonnées, tu écrirais des phrases courtes qui se suivent : « Il pleut.
Je reste. » Avec elles, tu relies les idées : « Comme il pleut, je reste à la maison. » Tu exprimes alors une cause, un moment, une condition.
Bref, savoir construire des subordonnées, c'est savoir raisonner et argumenter par écrit.
La subordonnée relative complète un nom, qu'on appelle son antécédent. Elle commence toujours par un pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel. Prends la phrase « Le film que j'ai vu était génial » : « que j'ai vu » complète le nom « film », c'est une relative.
Astuce imparable : cherche le nom placé juste avant le pronom relatif, c'est lui l'antécédent. La relative fonctionne un peu comme un adjectif : elle décrit le nom, elle est complément de l'antécédent.
Deux autres familles à ne pas confondre. La complétive complète un verbe et commence presque toujours par « que » : dans « Je crois que tu as raison », « que tu as raison » est COD du verbe « crois », on ne peut ni la déplacer ni la supprimer. La circonstancielle, elle, complète toute la phrase et donne une circonstance : le temps, la cause, le but, la condition.
Dans « Je sors quand il fait beau », « quand il fait beau » indique le moment, et je peux la déplacer : « Quand il fait beau, je sors ». C'est souvent le test qui les distingue.
Pour identifier une subordonnée, procède par étapes. D'abord, repère le mot subordonnant qui l'introduit. Si c'est un pronom relatif comme qui, que, dont, où, et qu'il suit un nom, c'est une relative.
Si c'est « que » après un verbe d'opinion ou de déclaration, c'est une complétive. Si c'est une conjonction comme quand, parce que, bien que, si, c'est une circonstancielle, et tu peux souvent la déplacer. Dernier réflexe : demande-toi ce que la subordonnée complète, un nom, un verbe, ou toute la phrase.
12 des 34 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.