Odysseo — réviser, du CP à la Terminale

Les figures de style (gradation, antithèse, personnification)

3ᵉ · Français · Lexique et expression

La fiche de révision

Qu'est-ce qu'une figure de style ?

Une figure de style est un procédé d'écriture qui donne plus de force, d'image ou d'émotion à une phrase. Au lieu de dire les choses platement, l'auteur les met en relief. On les repère surtout dans les textes littéraires, mais aussi dans les chansons ou la publicité.

La gradation

La gradation est une suite de mots ou de groupes de plus en plus (ou de moins en moins) forts : « Va, cours, vole ! ». L'idée monte en intensité, comme une montée en puissance. Quand elle monte, on parle de gradation ascendante.

L'antithèse

L'antithèse rapproche dans une même phrase deux mots ou deux idées opposés pour les faire ressortir : « Cet homme est grand par ses actes et petit par son cœur. » Le contraste frappe le lecteur.

La personnification

La personnification attribue à une chose, un animal ou une idée un comportement humain : « Le vent hurlait dans la nuit », « La mer se fâchait. » On donne vie à ce qui n'en a pas, ce qui rend l'image vivante et parfois inquiétante.

Bien nommer une figure

Pour analyser un texte, il ne suffit pas de nommer la figure : il faut dire quel effet elle produit sur le lecteur.

La leçon

🌍 À quoi ça sert dans la vraie vie ?

Avant tout, à quoi servent les figures de style ? Elles sont partout, même en dehors des poèmes. Une pub qui te dit « la fraîcheur qui réveille tes matins » personnifie la fraîcheur pour te la vendre.

Une chanson qui répète « plus fort, plus haut, plus loin » fait une gradation pour te donner de l'énergie. Repérer ces figures, c'est comprendre comment on cherche à t'émouvoir ou à te convaincre, et c'est aussi rendre tes propres textes plus vivants et plus percutants.

La gradation, une montée en puissance

La gradation range des mots ou des groupes dans un ordre d'intensité croissante ou décroissante. Le plus célèbre exemple vient de Corneille : « Va, cours, vole, et nous venge ! ».

On passe de « va » à « cours », puis à « vole » : chaque mot est plus rapide, plus fort que le précédent. Quand l'intensité augmente, la gradation est ascendante ; quand elle diminue, elle est descendante. L'effet est de nous entraîner, de créer un élan, une émotion qui grandit.

L'antithèse, le choc des contraires

L'antithèse consiste à placer côte à côte deux mots ou deux idées opposés, dans la même phrase. Victor Hugo écrit par exemple : « Je suis l'ombre et la lumière ». En rapprochant l'ombre et la lumière, il souligne un contraste fort.

On la reconnaît souvent à des couples de contraires : grand et petit, jour et nuit, amour et haine. L'effet est de frapper le lecteur, de rendre l'opposition plus visible et parfois de montrer une contradiction ou un déchirement.

La personnification, donner vie aux choses

La personnification donne à un objet, à un animal ou à une idée un comportement ou un sentiment humain. Quand on écrit « le vent hurlait » ou « la mer se fâchait », on prête au vent et à la mer des actions humaines : hurler, se fâcher. Comment la repérer ?

Cherche un être non humain qui fait quelque chose que seul un humain peut faire. L'effet est de rendre le décor vivant, de créer une atmosphère, parfois inquiétante, parfois poétique. C'est une figure très fréquente dans les descriptions.

Les questions du chapitre

12 des 32 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.