3ᵉ · Français · Lexique et expression
Argumenter, c'est défendre une opinion pour agir sur celui qui écoute ou qui lit. Pour cela, on utilise un vocabulaire précis. La thèse est l'opinion défendue ; la thèse adverse (ou antithèse) est l'opinion contraire que l'on combat.
Un argument est une idée qui justifie la thèse. L'exemple est un fait précis qui illustre et renforce l'argument. Les connecteurs logiques organisent le raisonnement : d'abord, ensuite, car, donc, cependant, en effet, par conséquent. Ils marquent l'addition, la cause, la conséquence, l'opposition ou la conclusion.
Convaincre, c'est s'adresser à la raison par des arguments logiques. Persuader, c'est toucher les sentiments (émotion, sympathie). On distingue aussi le registre polémique (attaquer une idée) et le registre didactique (expliquer pour instruire).
La concession consiste à admettre en partie l'opinion adverse (certes… mais…). La réfutation consiste à démontrer qu'un argument adverse est faux. Bien maîtriser ce vocabulaire, c'est savoir bâtir et analyser un texte argumentatif.
À quoi sert de connaître le vocabulaire de l'argumentation ? Imagine que tu veuilles convaincre tes parents de te laisser partir en voyage, ou défendre une idée dans un débat en classe. Si tu sais ce qu'est un argument, un exemple ou une concession, tu construis un discours solide qu'on ne peut pas facilement démonter.
C'est aussi ce qui te permet de repérer quand une publicité ou un politique essaie de te manipuler. Bref, ce vocabulaire, c'est ta boîte à outils pour penser par toi-même et te faire entendre.
Un texte argumentatif repose sur trois piliers. La thèse, c'est l'opinion défendue : par exemple « il faut protéger les forêts ». L'argument est l'idée qui justifie cette thèse : « les forêts produisent l'oxygène que nous respirons ».
L'exemple est un fait précis qui renforce l'argument : « la forêt amazonienne fournit une grande partie de l'oxygène de la planète ». Retiens l'ordre logique : la thèse s'appuie sur des arguments, et chaque argument s'illustre par un exemple. C'est cet emboîtement qui rend un raisonnement convaincant.
Pour que ton raisonnement soit clair, tu dois relier tes idées avec des connecteurs logiques. Certains ajoutent des idées : d'abord, ensuite, de plus, enfin. D'autres expriment la cause : car, en effet, parce que.
D'autres la conséquence : donc, par conséquent, c'est pourquoi. Il y a aussi ceux de l'opposition : mais, cependant, pourtant, en revanche. Enfin, on conclut avec : en conclusion, ainsi, finalement.
Choisir le bon connecteur, c'est montrer à ton lecteur comment tes idées s'enchaînent.
Il y a deux grandes façons d'argumenter. Convaincre, c'est s'adresser à la raison avec des arguments logiques et des preuves. Persuader, c'est toucher les sentiments du lecteur, jouer sur l'émotion ou la pitié.
Un bon orateur combine souvent les deux. Il existe aussi une stratégie fine : la concession. Elle consiste à admettre d'abord une part de vérité chez l'adversaire, avec « certes…
», pour mieux la contredire ensuite avec « … mais ». Par exemple : « Certes, la télévision distrait, mais elle informe aussi.
» Cela rend ton propos plus nuancé et donc plus crédible.
12 des 34 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.