3ᵉ · Espagnol · Conjugaison et temps
Le conditionnel exprime la politesse, un désir ou une hypothèse. En espagnol, il se forme comme en français : on prend l'infinitif entier et on ajoute les terminaisons de l'imparfait de -er/-ir : -ía, -ías, -ía, -íamos, -íais, -ían. Toutes les personnes portent un accent sur le í : hablaría, comerías, viviríamos.
Ce sont les mêmes qu'au futur : le radical change, mais les terminaisons restent identiques. tener → tendría, poder → podría, hacer → haría, decir → diría, querer → querría (attention aux deux r).
Pour dire « j'aimerais », on emploie me gustaría + infinitif ou querría / quisiera. Pour « pourvu que… ! », on utilise ¡Ojalá + subjonctif ! : ¡Ojalá venga! (Pourvu qu'il vienne !). Attention : ojalá ne se traduit jamais par un simple « peut-être ».
À quoi sert le conditionnel en espagnol ? À être poli et à rêver ! Quand tu commandes dans un bar à Madrid, tu ne dis pas « quiero un café » (je veux), un peu brutal, mais « querría un café » ou « me gustaría un café » : je voudrais un café.
Le conditionnel, c'est la formule magique de la politesse. Il sert aussi à exprimer tes désirs : « me gustaría viajar a México » (j'aimerais voyager au Mexique). Bref, sans lui, tu passes pour quelqu'un de sec.
Avec lui, tu deviens élégant.
La bonne nouvelle, c'est que le conditionnel est très facile à former. On garde l'infinitif entier, sans rien enlever, et on ajoute les terminaisons. Ce sont exactement celles de l'imparfait des verbes en -er et -ir : -ía, -ías, -ía, -íamos, -íais, -ían.
Regarde : hablar donne hablaría, comer donne comería, vivir donne viviría. Un point crucial : toutes les personnes portent un accent écrit sur le i. On écrit toujours í avec la tilde, sinon c'est une faute.
Et il n'y a qu'un seul jeu de terminaisons pour les trois groupes.
Certains verbes ne gardent pas leur infinitif entier : leur radical se raccourcit ou se déforme. Bonne nouvelle : ce sont exactement les mêmes qu'au futur, et les terminaisons restent identiques. Tener devient tendría, poner devient pondría, salir devient saldría : on glisse un d.
Poder donne podría, saber donne sabría : on perd une voyelle. Et trois champions à mémoriser : hacer donne haría, decir donne diría, querer donne querría, avec deux r. Retiens la règle : si le radical est irrégulier au futur, il l'est aussi au conditionnel.
Pour exprimer un souhait, tu as plusieurs outils. Le plus simple : me gustaría plus l'infinitif, « j'aimerais » : me gustaría vivir en España. Tu peux aussi employer querría ou quisiera, « je voudrais ».
Et pour dire « pourvu que » ou « si seulement », il y a le mot magique ojalá, venu de l'arabe. Attention : après ojalá, le verbe se met toujours au subjonctif. On dit ¡Ojalá haga sol! pour « pourvu qu'il fasse soleil ».
Ne traduis jamais ojalá par un simple « peut-être ».
12 des 32 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.